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November 24

Speed writing !

Pour changer, un petit poème, lol.

Je me nourris de fantaisie,
      en tournant seule dans mon bocal.
Mes passions se déshabillent
      en cet univers bancal, et
Si tantôt un être m'effraie,
      je cache, las, mes sentiments
Et demeure seule à contempler
      une morne scène de faux semblants.
Mais de vérités absolues
      il n'est jamais question ici ;
Toutes mes amours révolues
      réapparaissent en une nuit.
Et tels des héros chimériques
      elles envahissent mes pensées,
Conquièrent les spectres numériques
      de mes illusions passées...


Et à côté de ça, je rêve encore.... je dois vraiment être folle !

November 14

Grande forme !

Je déteste les dauphinois, c'est dit et redit !

L'histoire merdique de ma vie se ponctue de déceptions, intercalées de pauses fluctuantes, de fluctuations superstitieuses et de suppositions temporisées.

Je me retrouve encore une fois à tenter de me regarder de loin, fuir mon quotidien insatisfaisant et me nourrir d'illusions. Bercée par des chimères, je m'endors encore en rêvant à de meilleurs lendemains. Mais les jours se suivent, se ressemblent et se rassemblent pour me plonger dans un enfer sans fin.

J'aimerais pouvoir écrire que je vais mieux depuis que je m'occupe, mais ce n'est pas le cas ! J'aimerais me complaire dans des états d'âme positifs et garder ce sourire qui s'efface dès que je suis seule, mais il s'enfuit avant que je n'y pense.

"No pain, no gain".... well, I've experienced lots of pain, now show me some gain !!

Trop déprimant ! Mdr.
September 04

Le matin, déjà...

Commande à mon esprit de s'exalter encore,
Supplique à mon ennui de s'évader ailleurs,
Demande à mes pulsions de m'oublier une heure
Réplique à ma raison et espérer plus fort !

*nécessite une traduction*
*va apprendre à écrire*
*s'endort*
July 28

Rien à dire.

Bah, j'ai vraiment rien à dire là sur le coup.....

Pour la peine : mais non, pas un poème, un lien de chanson ^^ enfin, je dis un......

http://www.youtube.com/watch?v=8s_RUj6oJOU
http://www.youtube.com/watch?v=XWtHEmVjVw8
http://www.youtube.com/watch?v=_ZqWtteVDoQ
http://www.youtube.com/watch?v=rXzWAyj0IQ4

Enjoy ! ou pas ?

July 27

Rien de profond, mdr !

J'ai plein de trucs spaces en tête en ce moment :

- les playlists de chansons que je suis en train de monter sur Deezer et Youtube...
- des friandises que je mangeais petite ou à l'étranger... Pocky, Chacha, Léo, Milky Ways et autres... (mais pourquoi est-ce que je pense à des trucs comme ça ?)
- une liste des trucs ennuyeux que je dois faire aujourd'hui, entre deux réflexions, j'avance péniblement pour accomplir ça...
- j'ai envie d'aller au cinéma !
- mes amies et amis de région parisienne qui me manquent trop.... bon sang, que je me sens seule ici.....
- les poèmes et histoires que j'ai envie d'écrire ou de poursuivre
- ce que je pourrais porter aujourd'hui, comment maigrir vite et ce que je pourrai porter à ce moment là (nyaha, c'est plus varié, évidemment !)
- Tétris... hé oui, j'ai ce jeu en tête.... hmm....
- des recettes de plats et de desserts que je vais préparer très prochainement (bave, bave...)
- la crémaillère et la soirée ou aprem jeux de plateaux que je voudrais organiser en août
- les week-ends que je voudrais faire à droite à gauche...
- les trucs que je vais acheter chez Ikea début août
- le fait que j'ai envie de refaire du chant ou de la chorale, de faire du théâtre et de la danse (indienne ou autre... à voir)
- les dessins qui me restent au fond du poignet
- le fait que j'utilise trop mon poignet pour autre chose que du dessin (...)
- ... bref, ils sont trop nombreux dans ma petite caboche, mdr.

Bon, je ne vais pas faillir à mon habitude, voici le dernier poème que j'ai pondu (la qualité de l'oeuf n'est pas terrible, mais bon...)

Deux par deux

 

La blessure mordante de mon être esseulé

Se ravive à présent qu’un autre la contemple.

Ma passion brûle en vain, mon corps est aux aguets,

Désireuse d’accueillir une flamme en son temple.

 

Lors mon cœur se resserre, le lien semble éphémère

Et malgré tout l’empêche de crier sa douleur,

Car du peu que je sens, j’apprécie la saveur,

Même si de ces moments je ne puis me complaire.

 

Faut-il courir au loin pour trouver le repos ?

Ou chercher à convaincre mon amant de m’aimer

Encore une heure ou deux, jusqu’à ce que, rassasiée,

Je m’ensommeille enfin et sourie à nouveau.



Et pour finir en beauté, une p'tite chanson : too shy shy    /(^o^)/

http://www.youtube.com/watch?v=3P6I4pT_tVA



July 26

Pas de niouzes, juste un poème !

J'avais oublié Washington, les boîtes de Lucky Charms, le sourire sur son visage quand il en mangeait, les valises, pleines de céréales au retour ! Ca m'a presque tiré des larmes de sentir tous ces souvenirs rejaillir en ma mémoire... (bon, d'accord, enlevez le presque). J'étais vraiment heureuse, je crois.
Aujourd'hui, j'en garde le souvenir, pour quelques temps, et ce poème que je livre ici :

Lucky Charms  - ma madeleine

Mélodie lancinante de souvenirs dansants,

Long phrasé entêtant de surgissements défaits,

D’un seul geste, un objet, une ombre apparente

Rend à mon esprit sain ses reliques souveraines.

 

Combien d’heures perdues à jamais resteront,

Pour d’autres doux passé, à mon cœur inconnues ?

Et bien que ma raison ne me laisse oubliée,

Il est pourtant certain que je fus dans la scène.

 

Saisissant est l’instant où un lien, malgré moi,

Engage mon esprit en un tout autre temps ;

Expérience et émoi de découvrir ma vie

Se mêlent et, enfin, ma mémoire est pérenne.

 

Puis, comme si derechef il fallait prolonger

L’expérience vénérée, d’une douleur assassine,

Une toile se dessine et se tisse en relief

Ajoutant en mon sein un rien d’histoires anciennes.



J'ai vraiment bien fait d'aller voir ce film... (Martian Child - Un enfant pas comme les autres)
July 25

Découvertes

En revenant de Paris l'autre jour (hé oui, je suis bretonne maintenant....) après avoir passé plusieurs jours avec ma copine Nath à écouter de la musique des îles et bercée de leurs accents chantants :

http://www.youtube.com/watch?v=TMAyjAsV64o
http://www.youtube.com/watch?v=OKEv5aBwVic&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=aXRQfBRrQnw&feature=fvw
http://www.youtube.com/watch?v=BPdrGOFXzGA
http://www.youtube.com/watch?v=h8TjHGImIZ0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=vjTQqTGa3dQ
http://www.youtube.com/watch?v=70bQ6T9mNII
http://www.youtube.com/watch?v=TBnx0AGeJuA&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=UIR1-9ZB1o4&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=f5LPJ6AInHw

Bon, voilà un petit échantillon de ce qu'on écoutais !

Bref, de retour à Rennes, je me suis remise dans le bain,  et j'ai fini par cliquer sur un lien qui m'intriguait depuis quelques jours... "Mijn Baby"...
Du néérlandais ? Du flamand en zouk ???

Bref, ma découverte de cette semaine c'est ce petit hollandais à la peau sombre et au timbre de velours ^^
Quelques liens pour bien en profiter :

http://www.youtube.com/watch?v=MX2-g1G-wH8
http://www.youtube.com/watch?v=v3xenaP94U4
http://www.youtube.com/watch?v=aP7X4Cu255g&feature=channel

il a fait pas mal de chansons en feat. avec d'autres groupes, en voici un exemple sympa :
http://www.youtube.com/watch?v=1jnGEsKSOOY&feature=related

une autre d'un autre artiste :
http://www.youtube.com/watch?v=08MDA1szIOs&feature=channel

A chacun d'apprécier ou non, bien sûr j'ai l'avantage de plus ou moins comprendre la langue, mdr !
Promis, d'ici la fin août j'achète le CD de Jayh !!    (http://jayh-officieel.hyves.nl/)



Une vieille relique ^^

Un jour, je me suis retrouvée avec trois vers en tête, et en les transcrivant sur le papier, je me suis rendue compte que je pourrais en faire une petite poésie à thème... Imaginons une vieille dame, fatiguée de la vie, seule et attendant la mort, qui de temps en temps prend la plume pour imaginer - elle en rit elle même - comment on la retrouvera morte, pourquoi et les raisons de son décès. Un peu morbide, certes, mais ça m'amuse toujours énormément d'imaginer d'autres stances à ajouter à ce poème. Il faut que les saisons ou des moments particuliers dans l'année permettent de cerner l'époque où elle écrit, et insérer ces bribes de vie chronologiquement !

Là voici :

Ma fin - Grand-mère chérie

 

Cris d’enfants incessants lorsque reprend l’école,

Combien exaspérants aux oreilles d’une vieille folle.

Ils bousculent, chahutent, je cours droit à ma chute.

 

Une rupture d’anévrisme, assise dans mon fauteuil,

A l’écran quel charisme, je vais tourner de l’œil.

Le poste de télé finira par m’achever.

 

Que la mélancolie porte à son terme ma vie

Ou que l’automne naissant mette fin à mon tourment

Qui peut croire à présent qu’il en fut autrement ?

 

Etait-ce les travaux et leurs bruits, leurs échos

Ou était-ce le froid qui seul me terrassa ?

S’il reste le mystère, Grand-Mère, elle, gît par terre.

 

Ces vieux médicaments ne faisaient plus effet

Et mon âge lentement accomplit ses méfaits

Nul ne sut expliquer pourquoi je les quittai.

 

Linceul blanc sur le sol, février hivernal,

Si les saisons s’affolent, le monde aussi va mal.

Las, tout est détraqué, à quoi bon s’acharner ?

 

Un bourgeon apparaît, libérant son parfum.

La nature renaît, mon cycle touche à sa fin.

Et l’on va retrouver mon cadavre au matin.

 

 

Notes de la famille. (Posthume)

 

Ainsi s’en fut ma vieille mamy,

Et pas une ligne elle n’écrivit

Quand pour de bon elle partit.

 

Grand-Mère chérie, je pleure d’ennui

De ne plus lire ta poésie

Et à mon tour j’ai pris la plume

Et dit la fin, c’est la coutume.



Notez que le journal ne part pas du début de l'année..... je me prend parfois à essayer de créer de quoi compléter le début.

Avril pâques ?

Mai

Juin ?

Juillet aout => chaleurs !!


Mais qui sait ?

 

July 24

Reborn from his ashes

Bah, non, je ne suis pas encore morte.... quoique. Qu'ai-je fais pendant cette période de presque deux ans où rien n'a été publié sur ce blog hmm...

A vrai dire pas grand chose. Quand je relis les postes, je me rend compte que je n'ai pas beaucoup changé... vieilli seulement.

Bref, pour bien recommencer, un petit poème...

Passion 

 

 

Mon esprit qui s’emballe et mes sens en alerte

Font de moi l’esclave de passions secrètes.

J’aimerais au grand jour dire tout haut ma flamme

Puis au cœur de la nuit voir mon amour encore

Sans que le petit jour ne me tire de larmes

Filles de mes regrets et enfants de mes torts.

 

Car Orgueil il est vrai et Vanité, sa sœur,

Se sont à mon chevet invités sans candeur.

Et mère Solitude talonnant ces intrus

Balaie mes certitudes, affaiblit ma vertu.

 

Mon âme taquine qui, facétieuse libertine,

S’est promise un ami qu’à elle seule elle destine,

Oublieuse  des propos amoureux du passé,

Laisse les convenances et les mœurs au repos,

Murmurant c’est assez, à présent fi des mots !

Et qu’en la circonstance vienne la volupté.

 

Comment en temps pareil se laisser divaguer 

Même face aux merveilles que me laissent distinguer

Derrière la Solitude, Orgueil et Vanité ?

Mon esprit s’abandonne mais ma raison l’emporte,

Devenue certitude, elle referme la porte

D’un monde où l’on s’adonne à chérir le péché.

 

Le temps reste seul maître des lendemains obscurs

Il me fera connaître ses desseins ambigus

Effrayante ignorance de l’avenir perdu

A travers lequel danse un incertain futur.


Vais-je réellement reprendre l'écriture ici... j'espère ! Je nage en plein dans l'incertain futur du poème...


March 12

Chimères

     L'orbe amère regarde encore la foule fougueuse refoulée dans les chemins obscurs de la vieille ville.
 
     Elle se clot à nouveau, cachant sa substance, sur une paupière meurtrie de pollution, noyant sa honte dans l'oubli.
 
     S'ouvrant encore, courageuse, elle brave un nouveau jour et pénètre le ciel en piquant jusqu'à l'horizon l'image que lui renvoie le paysage désolé.
 
     Combien de temps, pensa-t-elle, me suis-je refermée ? Les cadavres jonchés sur la terre brûlée lui renvoient une fumée sombre.
 
     Et je regarde, lasse, le monde évanoui en une cendre lourde. Je remercie le ciel de n'avoir que mon oeil car ni bruits, ni odeurs ne m'atteignent à présent.
January 23

Ecriture automatique...

Après une absence passablement longue, voici un nouveau billet pour agrémenter mon blog d'exercices littéraires...
 
L'écriture automatique, ou bien écrire sans règles et le plus rapidement possible, naturellement et de façon inconsciente, lâcher prise sur les modèles imposés et têcher de passer outre le mental qui nous arrête... Ci-après, mes premiers élans.
 
L'orbe amère regarde encore la foule fougueuse refoulée dans les chemins de la vieille ville.
Elle se clot à nouveau, cachant sa substance, sur une paupière meurtrie de pollution, noyant sa honte dans l'oubli.
S'ouvrant encore, courageuse, elle brave un nouveau jour et pénètre le ciel en piquant jusqu'à l'horizon l'image que lui renvoie le paysage désolé.
Combien de temps, pensa-t-elle, me suis-je refermée? Les cadavres jonchés sur la terre brûlée lui renvoient une fumée sombre.
Et je regarde, lasse, le monde évanoui en une cendre lourde. Je remercie le ciel de n'avoir que mon oeil car ni bruits, ni odeurs ne m'atteignent à présent.
 
Ecrit en trois à cinq minutes... comme le suivant :
 
Son corps se déhanche, imbécile et sensuel,
Ses hanches se décollent, piquantes et cruelles
A mon étreinte amère que plus rien ne console
Reste l'air d'une folle et mes amours éteintes.
Ton départ empressé, tes baisers embrasés
Fuyent sur le bûcher, à jamais enchâssés
Dans ma douce mémoire si prompte au souvenir
De la douceur d'un soir, je reste à m'alanguir.
Qu'il te plaise ou non de revenir encor'
Comme se pose la rosée sur la verge roseau
Un plus beau désaccord ne pourra point connaître
De plus doux dénouement que te voir apparaître.
 
C'est tout pour l'instant.
 
November 23

Le bonheur, dans ma vie fait un... malheur !

Voici une réflexion que j'ai consignée par écrit il y a quelques jours, en prenant le bus.
 
   "A faire uniquement des choses qui me ressemblent, comment pourrais-je en vérité être malheureuse? A n'agir que selon ce que me dicte ma conduite, tant morale qu'affective ou intellectuelle, j'en viens à considérer cet état de fait : malgré tout cela, je ne suis pas pleinement heureuse, ni même satisfaite.
 
    Certes, c'est donc là un problème de taille, car que peut-on faire pour se mettre en harmonie avec soi-même sinon agir selon ce que nous invite à faire notre conscience et notre caractère? C'est sur ce point qu'il me paraît intéressant de mener une réflexion à présent.
 
    De façon certaine, lorsque j'enfreins cette règle de conduite morale, une part de moi trouve cela absolument inacceptable et ne peut concevoir ce qui a engendré une telle dégradation de comportement, ressenti à la fois comme une dégénérescence de ma volonté de bien faire et une preuve flagrante de mes trop nombreuses faiblesses. Il est donc pour moi totalement inconcevable de me laisser mener par ce côté négatif. C'est sans doute pour cette raison que malgré mes errances si fréquentes, j'ai conservé un lien prononcé avec la réalité.
 
    Les problèmes ou difficultés à affronter sont certes exacerbées par mon esprit, mais je garde une conscience accrue des besoins qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre pour aboutir à un objectif précis.
 
     Mais lorsque le problème consiste en la définition même de ces objectifs... il est malaisé de commencer les démarches en question. Ceci explique certainement, partiellement du moins, les nombreuses années d'errance passées, et ce texte même dévoile mon désir d'aboutir enfin à quelque chose de constructif sur base de ces élucubrations internes !"
 
 
Voilà à quoi s'est résumé cette réflexion de 15 minutes dans le pc1...
 
 
PS : Le titre fait référence à un titre de chanson du film "Filles perdues, cheveux gras" interprétée par Marina Foïs ! A entendre absolument !!
 
 
 
November 06

Poésie-minute... ou que faire quand on s'ennuie en cours.

L'émotion comique

Lascive pensée qui s'imisce en mon esprit
Mes yeux clos te regardent, détaillent ton contour
L'amour encor se vêt de ses plus beaux atours
Et emplit tout le vide de mes trop longues nuits.

Quand seule je maudissais ce trop cruel destin,
Et la fatalité, le malheur et l'ennui,
Aurais-je pu comprendre que l'ennui était vain?
Aurais-je dû savoir qu'un destin se construit?

Aujourd'hui quand je lis le monde dans tes yeux,
Je songe, mélancolique, à ces heures de peine
Qu'un soupir m'échappe, qu'une larme je retienne,
Sitôt lâchés seront oubliés sans adieu.

Car mon coeur malheureux est en ce jour théâtre
D'une pièce dramatique à l'heureux dénouement
Si l'hymen est connu, encor point de désastre
Et le rire et la joie comme seule trame et tourments.


Voici une petite poésie écrite en cours ce matin... Je ne dirai pas que c'était sérieux d'écrire ce genre de chose en cours, mais comme mon dictionnaire électronique de japonais était tombé en rade de piles, je me suis retrouvée désoeuvrée... Alors j'ai pris une feuille blanche et un crayon et ai lutté contre l'ennui naissant !

Sans commentaire...




September 27

Ogenki ?

Je voudrais pouvoir découper doucement au cutter le bas de mon visage et détacher la peau, sentir les muscles se séparer de ma chair, avoir cette douleur atroce pour une raison évidente... Malheureusement je suis trop rationnelle pour faire ce genre de stupidités évidentes.  Et pourtant la douleur est là, le mal ronge tout en moi, détruisant plus vite que je ne le construit les quelques bases que je tisse, bousculant sur son passage mon fragile équilibre et anéantissant des heures de travail et de peine.
 
A quoi bon se donner tant de peine ? Le vie pour ce que j'en ai vécu ne vaut pas les douleurs infligées. Mourir ? Une personne rationnelle refusant la méthode directe et expéditive comme moi se voit contrainte d'attendre la mort, non de la chercher.
 
C'est certainement pour cela que depuis plus de quinze ans déjà je préfère m'enfermer dans un univers parallèle fait de souvenirs et de fantasques illusions... Mais le voile tombe, semble-t-il... (Je comprends aisément mon attachement pour le jeu de rôle Kult... mdr). La force nécessaire à faire tenir debout ces rêves m'a submergé. Je suis partagée entre le désir de vivre heureuse (et donc hors de la réalité) et celui d'essayer d'aller mieux (et de me rattacher à un certain réalisme). Le problème réside en ceci : les deux tendances cohabitent en moi, pour changer, je voudrais à la fois être heureuse ET aller bien.
 
Parfois je crois même qu'il est possible d'y arriver...
 
Comme quoi le voile est encore bien présent, mdrrrr.
 
Quelques titres qui redonnent la pêche en ces moments de famine :
Si le mal persiste... faut essayer Cabrel, mdrrr.
Vous étiez prévenus... lol.
 
 
September 16

Réminiscences...

Voici un lien qui permet d'accéder à un jeu très sympatoche dans lequel on incarne un vampire... (pas de chance en ce moment le monde 1, celui où on est loup-garou, est plein^^).
 
 
Il faut travailler pendant quelques heures pour accumuler un certain pécule, grâce à celui-ci, on peut augmenter ses niveaux et même aller combattre les garous ou chasser de l'humain.
 
 
Le nom de mon Vampire dans ce jeu est un nom qui me tient vraiment à coeur... Mik'hail...
 
Contrairement à ce que pourront croire certains, il ne s'agit pas là du nom d'un de mes ex, ni de quelqu'un que j'ai connu ou rencontré. C'est le nom d'un de mes personnages de jeu de rôle. Un personnage du jeu Exalted. La description rpg de mon personnage (à laquelle vous aurez accès si vous vous inscrivez) n'est pas liée à ce personnage-là. Seule son apparence et quelques-uns de ses traits de caractères ont été conservés !
 
Jouer à Exalted fut vraiment quelque chose de surnaturel et de magique pour moi... Même si cette étape de ma vie semble s'être terminée, elle reste parmi les meilleurs souvenirs que j'ai. Ceux-ci avaient débuté avec une personne qui malgré tout restera chère à mon coeur et s'est par la suite poursuivie avec l'une de mes plus sincères amies. Je tiens à les remercier tous les deux pour toutes les merveilles qu'ils m'ont apportées.
September 11

"Espérer n'est pas rêver, c'est concrétiser ses rêves".

Pourquoi des poèmes? Pourquoi écris-je sans arrêt des vers à tord et à travers?
 
Parce que la poésie c'est beau !
Parce qu'il faut continuer à jouer avec le langage, et la poésie est un bel exercice !
Parce que je m'ennuyais aujourd'hui et que j'ai pu occuper cinq minutes de ma soirée grâce à ça !¨
Parce que au huitième siècle au Japon ils écrivaient des poèmes dès qu'ils en avaient envie !
Parce que les phrases qui riment ont un charme sans pareil !
Parce que "Sans essayer, n'aucun succès" !
Parce que j'aime écrire des trucs inutiles !
Parce que j'aime surtout écrire des trucs que personne ne comprend !
Parce que de toute façon personne ne lira ces lignes !
Parce que même si quelqu'un les lit, il ne laissera pas de commentaire !
Parce que du coup, je ne saurai pas qu'on l'a lu !
 
Voici donc ma ponte-minute :
 
"Les exquises esquisses sur le sable doré
Rendent supplice mon regard qui sur son corps posé
Jalouse le soleil et sa chaude caresse
Sous laquelle elle s'oublie cédant à la paresse.
 
Quand de mes bras, rêveur, je ceins ma Destinée,
Elle se dérobe enfin pour se donner à l'eau.
Et ces gouttes qui ôtent mon odeur de sa peau
Vont-elles noyer mes joues, de larmes inondées ?
 
Comme mes yeux s'assèchent, levant la tête encor,
Je la vois sans pudeur s'offrir toute à la Lune
Sont dès lors entendues ses prières, chacunes,
Et ma vie suit son cours, la langueur et la mort. "
 
 
Bon bref... J'ai encore quelques lignes que je désirais transcrire ici, il ne s'agit que de la fin d'un poème qui ne sera sans doute jamais écrit en entier, mais je trouvais le dernier quatrain assez joli... suffisamment que pour l'écrire ci-dessous.
 
"Met cette boule de chagrin qui t'étouffe et te ronge
Au coeur d'un poème pour qu'elle quitte tes songes
Et dors enfin paisible car l'esprit libéré
D'avoir pleuré ces mots, la perte d'un être aimé."
 
Voilà.
August 27

La véritable richesse du langage

Il y a plusieurs années de cela, j'ai suivi un cours d'introduction à l'interculturel (OIP 100) donné à l'Inalco que l'on m'avait chaudement recommandé pour des raisons diverses... L'intérêt général du contenu du cours, d'abord, ensuite, l'interactivité des activités pratiquées au sein de celui-ci, et enfin, le fait qu'il s'agissait d'un cours facile à valider car la matière s'apprennait pendant le cours essentiellement. Pour tout étudiant normal, les mots 'Facile à valider' sont un peu comme des paroles magiques qui font en un instant apparaître sur la liste des cours choisis suivis pour l'année l'intitulé de l'UV en question ^^ Je n'échappai pas à la règle...
 
Si je parle ici de ce cours, c'est en fait parce que certaines des notions enseignées m'ont profondément marqué et je pense qu'il est intéressant de réfléchir à celles-ci de temps en temps. Je ne parlerai ici que de deux d'entre elles (qui vont de paire).
 
Ma réflexion s'est récemment portée sur les notions d'influence et de manipulation. Notons que nous prenions toujours un certain angle de vue de l'analyse d'une situation de mise en présence de gens, qui limite certes mais permet de réfléchir aux notions en question. Je m'explique : La chose que nous expliquait le professeur était la suivante (enfin, c'est du moins ainsi que je m'en souviens au jour d'aujourd'hui...) ... Lorsque deux personnes sont en présence, elles exercent volontairement ou involontairement une influence l'une sur l'autre. Prenons une situation où ces deux personnes se parleraient, l'influence exercée peut alors être de deux type : influence ou manipulation. De quoi s'agit-il?
Lorsque l'on parle à quelqu'un ou que l'on veut lui faire faire quelque chose, on peut le faire de deux façon différentes. L'influence fera progresser les choses dans notre sens ainsi que dans celui de la personne en face de nous (les intérêts seront communs). La manipulation, par contre, nous sera bénéfique sans servir pour autant les intérêts de la personne manipulée. Dans un cas comme dans l'autre, nous n'agissons que dans notre intérêt mais le point de différence réside en ceci que dans le cas de l'influence, nous respectons les intérêts de notre interlocuteur en plus des nôtres.
 
En pensant à cela, je me suis dit qu'effectivement, personne n'agissait jamais de façon "gratuite". Même une gentillesse ou un service pourra être considéré comme découlant de cette 'influence' car s'il sert bien entendu la personne à laquelle on rend service, il s'agira également de quelque chose qui nous fasse nous sentir mieux nous même, ou qui fasse que nous respectons notre sens des convenances, sans quoi nous ne le ferions pas. Par exemple, mere thérésa aida les autres parce que cela l'aidait elle aussi, ce devait être un besoin pour elle...
 
Laissant libre cours à mon esprit, je pensai alors combien le jeu de rôle était une activité plaisante pour parfaire cette faculté d'influence. Il est vrai que dans les parties auxquelles j'ai participé jusqu'alors, il m'a toujours fallu trouver une méthode pour pouvoir faire tourner le monde tel que mon personnage désirait le faire. S'adapter au milieu et à la situation, aux gens et aux époques.... être tel une boule à mille facettes qui tournerait sans cesse sur elle même pour éclairer toujours de la lumière qui sied... Il s'agit là de quelque chose que j'apprécie énormément ! Bien entendu, si je considère réalistement la situation, je manque cruellement de diplomatie et il m'est arrivé bien souvent de manipuler les autres PJ ou PNJ à l'insu de mon plein gré, persuadé dans ma folie intérieure que c'était là quelque chose d'accompli pour le bien des autres... Quelle naïve vanité ! Pauvres de mes personnages, limités qu'ils sont par ma propre personne...
 
Pour en revenir à moi-même, je me demande où je me situe... Ce que je fais en jeu de rôle doit en partie être le reflet d'une partie de moi, donc cela peut s'adapter à moi ègalement. Seulement il est quelque chose à adjoindre à cette envie de non-manipulation (je n'apprécie décidément pas manipuler les autres), il s'agit du sens des convenances dont je parlais plus haut.
 
Bien qu'il y ait des lieux communs que - normalement - les gens devraient connaître, chacun possède son propre sens des convenances qu'il adapte pour lui-même. Par exemple, ne jamais arriver en retard, saluer les gens le matin, être cordial en toute circonstance, etc. Ce sens des convenances fera bien souvent obstacle à la manipulation permettant fort heureusement de ne pas manipuler autrui à tort et à travers. Je pense être quelqu'un d'assez coincé à ce niveau-là, car mon sens des convenances doit être similaire (quoiqu'adapté à notre époque) à celui de l'étiquette des nobles d'Angleterre à la fin du dix-huitième siècle (merci Jane Austen^^)... haha...
 
Mais quoi qu'il en soit, il est tellement plus amusant de chercher à maîtriser l'influence car bien souvent la manipulation reste stérile. Un exemple : Dire à une fille trop grosse qui mange des speculoos toute la journée et se plaint de son poids qu'elle est trop grosse et devrait arrêter de se gaver de biscuits entre deux respirations risque d'être pour elle un argument non recevable. Attendre le moment propice pour lui parler de cette nouvelle sorte de speculoos light que l'on vient de découvrir, par contre, ou encore attendre qu'elle se plaigne de ses rondeurs disgrâcieuses pour lui dire que vous aussi vous désireriez perdre du poids, mais que c'est si difficile lorsqu'on est gourmand, que résister à l'envie de manger entre les repas est une réelle torture et qu'il est vraiment terrible de se priver de ce que l'on aime manger... que le mieux est de commencer par baisser les doses et que (oh miracle) on a soi-même déjà perdu cinq kilos en faisant cela... Ce genre de paroles-là fera naître dans l'esprit de la personne les germes d'une réflexion qui, pourra-t-on espérer, mènera à une action constructive de sa part vers l'objectif qu'elle semble vouloir atteindre.
 
Comme quoi... pour pouvoir se retenir de manipuler à tort et à travers, il faut s'intéresser aux gens, avoir la présence d'esprit de se retenir d'une parole malheureuse à un moment malvenu et parvenir à trouver les mots justes à l'instant propice... Quiconque peut faire cela possède selon moi la véritable richesse du langage et un pouvoir presque infini. Je voudrais devenir quelqu'un capable de faire ça. Cesser d'être quelquefois si égoïste que mes mots trahissent des pensées si noires qu'elles blessent tant les autres que moi-même. Des pensées que je ramasse dans les abysses de mon désespoir si profond quelquefois... Réhausser mon opinion de moi sans pour autant me considérer supérieure aux autres... Etre de bon conseil et sage pour mes amis comme pour moi-même, courageuse et raisonnable, mais sans me défaire de ma folie ni du caractère entier que je possède...
 
Et surtout, suuurtout... arriver à dégotter un livre de 'bonne moeurs' de l'angleterre de la fin de dix-huitième siècle.
 
Voilà.
Lol^^
July 18

Hen no atashi (omoshirokunai koto)

"La tristesse et le désespoir séparent le corps de l'esprit. On sent la chair qui bouge, mais l'âme n'est pas présente, on souffre dans sa tête mais l'enveloppe ne sert à rien. La parole est le lien qui subsiste entre les deux. Elle n'est pas seulement la voix de l'âme qui se meurt, mais aussi celle du corps matériel. Les paroles semblent incohérentes, les idées incompatibles, et le son disparaît en s'évaporant..."
 
J'ai écrit ça il y a plusieurs jours... je reste perplexe en le relisant aujourd'hui... 
Récemment, je n'ai pas eu envie de parler pendant 48h... pas un son n'est sorti de ma bouche, et ni chant, ni plainte..
Depuis, ça va mieux, lol.
Je suis bizarre parfois, mdr.
July 17

Magie noire...

Pour le plaisir, d'abord, voici une chanson que j'ai redécouverte l'autre jour avec grand plaisir !
Si quelqu'un sait comment retrouver la série... je suis preneuse !!
 
Pour la suite, petite histoire sans intérêt, mais bon, quand on s'ennuie, on écrit parfois...
 
 
     Il était une fois une jeune fille peu au courant des choses de ce monde, innocente et perdue dans une métropole sordide. Elle erra longtemps dans les rues entre les passants, monotone était sa course, elle cherchait un refuge. Au bout de plusieurs heures de marche, elle rencontra une figure connue. Connue, mais étrangère. Et il la mena bientôt à un lieu perdu entre des murs de pierre, au bout d'un enchevêtrement de couloirs interminables et sombres, un lieu de cultes étranges et de rites macabres. Le chemin semblait sans fin et ses pas se firent plus lents. A quelques pas de l'entrée, elle resta interdite et prêta son oreille aux voix qui portaient jusqu'à elle : des rires et des chants, des incantations en langue étrangère et parfois, le silence. Son guide lui manda de venir et elle s'exécuta, sentant en cet instant précis que sa vie allait être changée à jamais.
 
     Elle s'approcha et fut bientôt engloutie par la lumière qui émergeait de la salle. Elle ferma les yeux un bref instant et les rouvrit de suite. Ils croisèrent un regard. Plus profond que le néant et plus intense que celui d'un simple mortel. Et elle fut incapable de détacher ses yeux de l'apparition... celui qui se tenait au centre de la pièce, assis sur une pierre, l'avait ensorcelée. Il était maudit, démoniaque, superbe et puissant. Elle était tombée sous son emprise. Autour de lui, les êtres présents semblaient inconsistants, ils apparaissaient flous et leurs mouvements étaient étranges. Certains semblaient l'imiter, d'autres le craindre ou encore le mépriser.
 
     La vie s'écoula alors, enchantée, et la magie guida ses pas. Puis le démon s'en retourna répandre la douleur à travers le monde, la libérant temporairement de son charme. Elle sortit de la pièce en se demandant combien de temps avait pu s'écouler... et lorsqu'elle ressortit à la lumière du jour, elle s'aperçut que des années avaient passé. Le monde avait changé, et il lui faudrait s'adapter comme à son arrivée. Repensant à ces années passées, elle réalisa qu'elle ne se souvenait plus des 'personnes' qu'elle avait croisé dans l'autre monde, dans cette pièce où le temps n'avait pas la même emprise... sauf de lui.
 
     Elle se reconstruit une vie. Elle chercha à trouver une position qui lui convienne et à reprendre ses occupations là où elle les avait laissées... mais il lui manquait quelque chose. Celui dont elle était éprise avait marqué sa vie à jamais. Son âme était liée à la sienne, son destin au sien, et même la mort ne pourrait les séparer. Pourtant les jours s'écoulaient et il était absent. Elle se sentait mourir peu à peu, s'éteindre sans arriver à embrasser encore ce rêve auquel elle avait été initiée... Les jours n'étaient plus les mêmes. La lumière du jour ne lui convenait plus.
 
     Puis vint un jour, plusieurs années s'étant écoulées encore, où réapparut celui qu'elle attendait. Il était venu dans le monde des vivants, et l'étrange univers où elle l'avait rencontré se reformait toujours autour de lui. Les autels furent reconstruits, hors de la salle de cultes, les rituels avaient changés, mais les mots anciens furent retrouvés. Les sacrifices divers qu'elle avait vu pratiquer en ce temps-là furent pratiqués encore, et on créa en ce monde une seconde porte vers l'autre. Celle-ci était toute entière consacrée aux rituels tournant autour de celui qui était venu : les autres démons n'avaient pas mot au chapitre. Et sa puissance se décupla : lui qui était arrivé aux portes de ce monde affaibli et rampant, il se releva comme au temps de sa splendeur passée.
     Il lui dit sa nature, elle l'aima encore. Il lui dit ses remords, elle pardonna ses fautes. Il testa ses limites, elle resta pure et bonne. Il lui dit encore mille choses, elle lui était acquise...
 
     Les semaines passèrent, et il lui fit découvrir des plaisirs à nuls autres pareils et elle se laissa emmener par delà les frontières de la raison vers ce monde fou où les mortels se perdent. Il la protégea des dangers et lui montra les rives du pays des démons. Elle vit les secrets à eux seuls réservés et son amour pour lui crut chaque jour encore.
 
     Mais la magie s'épuise, dans le monde des mécréants. Les rites accomplis par un petit nombre ne valent pas ceux de centaines de serviteurs, et le puissance de l'amour d'une mortelle s'il est mal maîtrisé peut s'avérer une arme dangereuse. Elle voulut l'aider, mais sa magie à elle, la force qu'elle déploya fit crépiter la peau de celui qu'elle aimait comme un rayon de jour brûle celle du vampire. Elle tenta d'intégrer cet être d'ailleurs à ce monde mortel, faire de lui un humain pour l'aider à retrouver sa voie, car il était perdu et s'affaiblissait. Elle fit montre d'une grande puissance en effet, mais il n'y pu y voir ni salut ni espoir, et la retraite alors fut sa seule rédemption.
 
     Il mena ses pas à travers les couloirs, sombres et interminables, pour retourner en enfer. Mais à son tour, il vit que le monde avait changé, le temps avait passé et sa place à présent, n'était plus. Il y demeura cependant, sachant que s'il revenait près d'elle, de l'autre côté, il périrait.
 
     Elle resta seule, pensive, longtemps. Elle ne comprenait pas pourquoi les choses avaient tourné de la sorte. Observant sur les murs les traces de sang séchées, elle passa en revue les formules étranges. Les incantations ne pouvaient être récitées par quelqu'un comme elle, si forte que soit son envie d'en être digne. Les essais infructueux qu'elle fit la convinrent de ne pas tenter d'égaler celui qui était reparti. Jamais les rituels n'auraient la profondeur de ceux qu'elle avait connus. Il lui manquait la noirceur de l'âme. Elle tenta de s'initier à la magie noire, apprit quelques formules et les répéta avec soin.
 
     Son âme lentement se pétrit à nouveau, forte de l'espoir qu'elle avait en elle-même de pouvoir elle aussi pratiquer la sorcellerie. Elle trouva des convives et répéta souvent, préférant au début se vouer au culte des démons d'autrefois auprès d'une prêtresse qui avait mieux appris qu'elle même alors qu'ils se livraient aux rituels funestes dans l'antre de ténèbres créee en ce monde.
     Les années passèrent encore et un jour, son esprit arriva à maturité. Elle récita la formule si longtemps étudiée et sentit le pouvoir déferler en son être. Elle sut alors qu'elle aussi avait trouvé la voie des pouvoirs interdits.
 
     Repensant au passé, à celui qu'elle aimait, elle se demanda si après tant de temps leurs chemins se recroiseraient jamais. Mais sa magie à elle n'était pas la même, elle n'avait pas fait de sacrifices aucuns. Les murs du temple où elle le regardait, vénéré maître à ses yeux, étaient propres à présent et même si par endroit les traces de sang séché rappellaient les jours anciens où il parlait ici, tout cela n'était plus qu'un lointain souvenir...
 
    
 
Bon alors voilà... ce texte nécéssiterait de nombreux commentaires... Mais je ne les ferai pas. Il est mal écrit, et sans doute très obscur à tout lectuer autre que moi-même, alors n'hésitez pas à me faire part de vos impressions !
 
 
July 13

Un soir d'été

Par delà la multitude, t’aurais-je choisi,

Petit bout de solitude, par la mort comblé

Fait tanguer sur ma langue ces mots inavoués

Et que mes yeux contemplent de toute part l’infini ?

 

Hisser autour de moi les couleurs de l’espace

En rêvant à ce jour où mon âme trépasse

Et vole parmi les cieux pour rejoindre la trace

Qu’ont laissé avant elle celles qui le temps efface.

 

Mes pas se sont mêlés à ceux de mes ancêtres,

Ma vie s’embourbe dans les limbes du passé 

Et mon âme oublieuse ira au loin renaître.

 

Puissé-je dire à demain de ne plus arriver,

C’est assez pour ma part, laissez-moi disparaître,

Mais les jours se gaussent, las !, et viennent me hanter.

June 19

Une petite mort.... (2)

     Perdue dans le noir, elle avançait à tâtons, des formes floues qu'elle avait crues familières l'encerclaient, menaçantes. Elle ferma ses yeux bleus et cacha son visage. Lorsqu'elle les réouvrit, sa tête était baissée. Une ombre s'étendait sous ses pied, noire de jais. elle attendit, clôt encore les paupières en espérant sortir de son cauchemar.
     Et le sol se transforma, soulevant des vagues de ténèbres. Il y avait en dessous quelque chose qui s'étirait, qui la cherchait, la mandait. Et la terre d'ombres lentement, se répandit autour de ses pied. Lentement, l'engloutit sans qu'on entende ses cris. Ses mouvements se firent moins vifs, imprécis, sa voix ne portait plus. Si les formes étaient proches, elles étaient hors d'atteinte. Ne sentant plus ses pieds déjà, ce furent ses chevilles qui disparurent dans la flaque noire.
     Mais attrapper la main qu'on lui tendait, là, toute proche, n'était-ce pas tirer quelqu'un d'autre dans cet oblivion sinistre? Et une fois sortie... les formes seraient toujours là et la menaçeraient encore... les démons seraient toujours en elle et se réveilleraient tôt ou tard...
     Mais elle ouvrit les yeux, encore, et voilà que le jour s'était levé. Elle ne savait plus quoi penser ni faire. Même debout, réveillée, elle était perdue.
    
"J'y réfléchirai plus tard.", finit-elle par murmurer.
June 01

Juste pour rire ?

Pour ceux qui n’aiment pas les réflexions dépressives et morbides, je dis dès cette ligne : n’allez pas plus loin dans ce poste, il n’est pas pour vous. Pour tout les autres, et surtout ceux qui savent en rire pour ne pas en pleurer, voici un petit texte que j’ai écrit à l’instant… une réflexion pas forcément très intéressante, mais bon… y’a un jeu à la fin du poste ^^

 

« Pour cesser de souffrir, j’essaie des tas de choses….

 

Je souffre d’y penser, je cesse de réfléchir. La raison revient, ramenant la douleur.

 

Je cesse d’en parler mais la parole rejaillit comme un torrent de mots se déversant de moi…

 

Je cesse de respirer, pour un instant seulement mais ça ne suffit pas.

 

Je voudrais disparaître, car je suis inutile. Tout ce que je suis est irréel, je n’ai pas l’impression de laisser une trace dans ce monde. C’est normal, je ne suis personne.

 

Je pensais l’autre nuit que j’étais comme quelqu’un qu’on aurait enterré vivant. J’ouvre les yeux, il fait noir, je prends conscience d’où je suis et me mets à tambouriner contre le bois vernis de mon cercueil. Un geste de vie dans ma tombe ? Mais personne ne m’entend. Je reprends conscience, je suis de nouveau moi. Pourtant, cette prison, je la sens encore. Le corps en putréfaction ou bien les vers ne sont pas là, certes, mais pourtant mon aspect me dégoûte, je suis impure, je suis dégoûtante. A nouveau dans ma tombe, je cesse de frapper des poings, je sens que l’air est rare, je veux l’économiser. Chercher encore à survivre… mais à quoi bon ? Reprenant mes esprits à nouveau, je laisse vagabonder mes pensées… Je regarde ce corps contre lequel j’ai toujours lutté, que je n’ai jamais accepté comme mien, et je me dis qu’après tout, ce n’est peut-être pas pour rien… Et si on avait pris l’âme de quelqu’un de déchu (moi), volé celle d’un bébé et mis celle-là à la place ? Cela expliquerait mon absence de souvenir de prime jeunesse… mon détachement envers cette place qui est la mienne et aussi pourquoi je me sens étrangère en ce corps ! Mais ce n’est qu’un délire de plus, et je reprends mon souffle, encore…

 

Je me déçois, je ne suis rien qu’échec. Rien dont je puisse m’enorgueillir, rien qui me remplisse de fierté… comme une coque vide. Alors pourquoi ces sentiments ? Pourquoi cette douleur ? Je ne peux pas me dire rationnellement que je suis morte, puisque je souffre tant. Une part de moi est donc encore vivante, présente… et je cherche comment la raviver pour ne pas que sa flamme s’éteigne… »

 

 

En y écrivant cela, je me suis dit « là, ma fille, tu es vraiment déprimée… faut faire quelque chose ! »… Donc voici ce que j’ai trouvé pour l’instant : un petit jeu auquel évidemment tout ceux qui lisent ces lignes sont invités à participer (sisi, j’insiste !). Si vous ne parvenez pas à laisser votre commentaire, réessayez plus tard !

 

Voici les termes du petit jeu…

 

« Quelles sont les méthodes de suicide envisageables (réalisables) qui vous sont déjà venues à l’esprit, et pourquoi ? »

 

1)       S’ouvrir les veines dans son bain. Parce que c’est assez propre, mais évidemment, il ne faut pas oublier de fermer le robinet avant de tourner de l’œil, sinon bonjour le dégât des eaux façon « dents de la mer »… un peu comme une fille qui a ses règles dans la piscine. L’eau permet au sang de s’évacuer plus facilement, et c’est facile pour les gens qui vous retrouvent d’ôter le bouchon pour vider l’eau… une technique à la fois tentante et efficace. 

Pourquoi je ne l’ai pas fait : je me disais toujours ‘purée, ça doit faire mal de se couper les veines (je rappelle qu’il ne faut pas couper le poignet dans la largeur, ça ne sert à presque rien… il faut couper le long de la veine pour plus d’efficacité !).

2)       Sauter du balcon. Parce que c’est plus direct, on ne peut pas attraper son portable une fois en chute libre pour appeler quelqu’un… Par contre, il faut éviter de sauter du premier ou du second, parce qu’on finit vivant et handicapé mais qu’il y a peu de chances de réussir son coup. Pour ne pas se rater, une seule recette : sixième étage minimum !

Pourquoi je ne l’ai pas fait : Bonjour la galère pour ramasser les bouts dans le jardin, ou sur la rue. On peut traumatiser un gamin du voisinage s’il nous voit faire, et en plus, qui dit qu’on présentera de façon correcte une fois à plat ? Terrible angoisse… puis en plus de ça, j’ai le vertige, et ne vais presque jamais sur mon balcon, et je ne suis pas au sixième, haha.

 

3)       Se planter un couteau dans la grosse artère de la cuisse, celle qui fait qu’on se vide de tout son sang.

Pourquoi je ne l’ai pas fait ? Bah, encore une fois, pour le côté chaotique du résultat… plus moyen de nettoyer une fois le couteau planté… et voir mon chez-moi maculé de sang me briserait le cœur… c’est assez drôle pour quelqu’un qui pense à mourir ^^

 

Tout ça en fait pour en arriver à la conclusion que même si je me sens morte, je ne le suis pas ! Et aussi que le suicide n’est pas une solution, il faut chercher ailleurs !! Bon, bah… j’me remets au boulot !

May 27

Un fond de tiroir...

L'autre jour (avant hier), je fouillais dans l'un des tiroirs de mon meuble de bureau, et j'ai déterré un vieux cahier, dans lequel se trouvaient de vieux textes écrits il y a bien longtemps... J'espérais remettre la main dessus depuis quelques temps déjà, afin de pouvoir les publier dans ce blog.
 
Le premier est un poème que j'ai rédigé lors d'un examen, en cinquième humanité (poésie) (l'avant dernière année). J'avais seize ans, et le thème était "poésie symbolique", l'alternative proposée étant une dissert, ni une ni deux, l'inspiration m'est venue.
Bien entendu, le style est enfantin et maladroit, mais bon... j'attends de tous ceux qui liront ce poème un petit comentaire pour me dire s'ils ont compris le thème de la symbolique contenue dans mon poème : ma prof de l'époque avait trouvé, ma mère aussi, sinon... pas grand monde, et pourtant, c'est pas si sorcier, promis^^
 
Voilà la bête :
 

L’Autre

 

L’autre est cette invisible et subreptice attente,

Le cycle infini du retour de l’hiver,

Une boule de cristal, un sablier de verre,

L’autre est cet univers. La puissance latente

Qui fait couler nos larmes et laisse tomber la pluie.

 

L’autre est celui qui blesse ou celui qui console.

S’il fait passer les heures, c’est la vie qu’il nous vole !

L’enfant qui perd ses rêves en a subi le poids

Et ce trop lourd fardeau toujours le poursuivra.

Nulle chose n’est immobile et pas non plus la nuit.

 

Sa course interminable jamais ne prendra fin ;

Lui qui est éternel, il fait périr ces choses

Qui naissent une nuit et s’en vont le matin.

La vie est éphémère et il la rend morose,

Lorsque le passé meurt, et seule la lune luit.

 

Des petits enfants sages rient en s’amusant,

Debout sur l’herbe, un homme, dessine le paysage.

Je vois cette petite fille, assise sur un banc,

Quand, les yeux pleins de larmes, elle verra cette image,

Les souvenirs d’antan, de sa jeunesse enfuie.

 *96.12.11*

 

voilà... à vos comms !!

 

Le second texte est plus beau encore selon moi, et je l'ai écrit à 18 ans. J'étais donc déjà à la fac depuis quelques mois, et j'avais envie d'écrire un texte de ce style.

 

Solitude

 

Quand la lune si belle dans mes yeux se reflète

Et les étoiles, toutes, partagent ma douleur

Mon cœur blessé, mon cœur ne peut cesser les pleurs

De mon âme éplorée que la tristesse guette.

 

Si ton amour s’arrête aux premières épreuves

Et que tes bras ne peuvent tenter de retenir

Le seul espoir qui reste en bravant l’avenir

Que peut faire mon amour que mes larmes ne peuvent ?

 

Entre nous désormais, que pouvons-nous attendre

Si ce n’est les regrets de n’avoir pu comprendre

Quand la barque dérive, si l’on n’y prend pas garde

Que l’Amour n’est plus Roi, la passion se lézarde.

 

Tu souffriras aussi, à ton heure, libertin

Car ici-bas nul homme ne choisit son destin

 

Et la fortune ingrate qui aujourd’hui m’accable

Brisera ton bonheur et détruiras tes rêves

Nulle trêve, nulle prière ne retiendra la sève

Quand crève dans la souffrance ce que le Temps délabre.

 

Adieu donc, mon amour, mon âme, toute ma vie

J’accepte ainsi le sort que l’on m’a imparti.

 

99.04.16

 

Voilà, c'est tout pour le moment, mais je publierai sous peu d'autres textes !

 

*Long live the barbarian queen* (et vive les haches doubles !!)

 

 

May 24

Disgrace is over

    Un petit texte que j'ai écrit ce matin dans le métro... ça vaut ce que ça vaut... 
 
 
    I have to leave deamonworld to get back to the real one,
reschedule my life to something new.
 The Shadowlands are not for me at this right moment,
between the two mirror-like realities, I should enter the upper one.
 
All of this is a fantasy, nothing is real but in my mind.
Although my consciousness about it is accurate,
my spirit floates into the infinite surface of dream.
 
I shall hush the Oblivion's call
which made me walk down the path of misfortune
to this underworld of dispair, walk along with my freaky thoughts...
I'll dry those bloody tears of mine and stop howling to the night.
 
In this world of yours, I'll howl to the moon !
May 06

Une petite mort.... (1)

    Ses pupilles étaient dilatées à l'extrème si bien qu'on ne percevait plus la couleur de l'iris. La fatigue massée sous ses yeux ne l'avait pas encore submergée et elle tentait de retrouver son calme. C'était une nuit sans lune. Il n'y avait plus aucun bruit et seule sa respiration forte fendait le silence ponctuellement. Elle jeta la tête en arrière, se balançant sur le fauteuil.
 
Elle sentait couler le temps mais narguait Morphée en luttant au fond d'elle-même. Lentement, les démons venaient la taquiner, lui murmurant à l'oreille des mots inaudibles. Dans sa tête se rassemblaient toutes les ténèbres environnantes... elle laissa voguer son esprit jusqu'à en perdre haleine, et cette sensation oppressante l'étouffait. Le souffle court, elle tenta de s'échapper, de se ressaisir, mais que faire contre les assauts toujours plus sévères de ses adversaires invisibles... il était trop tard à présent pour reprendre ses esprits. Elle sombra dans la démence ce soir encore.
 
Se réveillant le lendemain, elle se leva toute molle de sommeil et alla à se rincer la bouche pour ôter le goût de noirceur qui y subsistait. Crachant dans l'évier, elle ouvrit le robinet et regarda l'eau claire emporter dans un tourbillon les blanches trainées de dentifrice. Alors, une pensée traversa le voile translucide qui recouvrait encore ses idées embrumées :
 
C'est à moi de rendre ma vie meilleure, je tiens les clefs de mon destin entre mes mains.
 
*2 be continued*
 

Chacha .

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